vendredi 23 novembre 2012

ForrestGumpHerecomesthestoryoftheHurricaneAusecoursj'aibientôtvingtans

Happy Together 
Haïti
Rebellion (Lies)
Lies
Too old to sell, too young to tell, too much to everything,
Mirrors deflect light from their eyes,
Fact turns to fiction when we blink,
Things best forgotten don't you think,
Sit comfortably whilst telling lies
Never Follow Suit
It's for me, it's not for nobody else to see,
I don't care about nobody else seeing it,
All these other people  who don't write, they're excluded,
I don't care about them, no, the ydon't matter to me,
It's for us
Nantes
"-Lissandre ?
-Oh non, je t'en prie, nous ne sommes pas chez nous.
-Oh mais je t'assure que...
-Non, laisse-moi !
-Mais qu'est-ce que tu as aujourd'hui ?
-J'ai que les hommes me dégoûtent. Vous ne pensez qu'à ça..."

Côte sauvage, septembre, par Lou

samedi 17 novembre 2012

Saturday night fever

Bien sûr tu as sommeil. Sauf que tu sais que lorsque tu te réveilleras, ce sera demain. Ce sera dimanche. Et dimanche, tu pars. Tu quittes à nouveau ce lieu qui t'est si cher. Pour un autre qui t'est fort agréable aussi. Mais pas autant, pas encore. Ici, c'est bien. Ici, c'est chez toi. Lorsque tu te réveilleras, tu ne profiteras pas de cette journée parce que tu ne penseras qu'au départ. Départ qui arrivera beaucoup trop vite. Qui te privera encore et pour longtemps de ce dont tu as réellement envie, besoin. Alors tu ne veux pas dormir, pour en profiter le plus possible. Mais cela ne change rien, et tu es toujours fatigué. Deux ou trois jours, c'est trop court.



Je ne veux pas partir.

Paul Kalkbrenner - Gebrünn Gebrünn

mardi 6 novembre 2012

Considérations d'un six novembre

La vie ne sera jamais un long fleuve tranquille. Je vais échouer, tomber, me faire mal, me planter, me ramasser, faire du mal. Mais je vais aussi faire des expériences extraordinaires, des rencontres qui me changeront à jamais , acquérir des connaissances fantastiques et rire. Je vais aimer et être aimée, voyager, que ce soit à la manière du globe trotter ou de Sainte Thérèse de Lisieux. Je vais vivre et vous aussi.

Klangkarussell - Sonnentanz

Les élections américaines battent leur plein. Et alors que j'ai peur de ce qu'il pourrait advenir si Romney était élu (cf le lien suivant http://www.courrierinternational.com/article/2012/11/06/les-ravages-d-une-presidence-romney), la BO de Tree of Life me ramène à des considérations plus spirituelles. Pourtant, tout semble si étroitement lié. Après tout, Malick est originaire du Texas et républicain. Mais cela ne fait par forcément de lui un mauvais bougre, là n'est pas la question. La beauté dont il fait l'éloge dans son chef-d'oeuvre -oui, ce film est un chef-d'oeuvre- elle, est en question. Je ferme les yeux et ne voit plus que ces si belles images. Des champs à perte de vue, l'eau, les arbres, le vert, le bleu, la Nature. La Nature avec un N majuscule. Celle qui nous fait vivre. A qui l'on doit tout. Et qui disparaîtrait. Puisque m. Romney n'a que faire de l'environnement. Ce qui est à l'origine, lorsqu'on y réfléchit, d'un léger paradoxe. En tant que fervent croyant, il se devrait de respecter ce que Dieu a créé, non ? Je veux des arbres, de l'herbe, des oiseaux qui chantent, de l'eau. Je veux de la Vie. 

Gustav Mahler - The Moldau River




J'aime beaucoup cette photo. Elle ne vaut rien, est prise depuis mon portable, pas cadrée, aucun souci de luminosité ni rien. Je l'ai prise sur le coup, parce que l'interrupteur m'a interpellée. D'abord lorsque, sans le voir, j'ai passé la main dessus pour allumer la lumière. Première surprise: le toucher n'est pas habituel. Oh! surprise, l'interrupteur est à l'horizontal. J'ai eu le béguin pour cet interrupteur si surprenant. C'est rigolo. Ce n'est qu'un interrupteur et pourtant c'est si anormal qu'il soit à l'horizontal. On s'attendrait presque à quelque chose d'extraordinaire. Evidemment, rien ne se passe, sinon que votre journée est illuminée par cette découverte amusante et cela met déjà pas mal de baume au coeur.

Lykke Li - I Follow River (The Magician remix)


lundi 10 septembre 2012

Mon amour de balcon
























See the Sea (Red), Passion folle et destructrice, ravageant tout sur son passage


Love Underlined, Que c'est excitant !


Second Lives, La vie moderne


Brandt Rhapsodie, Pas ça

See the Sea (Blue), Je me languis de toi



mercredi 22 août 2012

Stand by me


Kiss me hard before you go, Summertime sadness,
I just wanted you to know, that baby you're the best

vendredi 17 août 2012

De l'art de terminer un article abandonné depuis des mois.

"Tandis que La Fontaine reste sans postérité, que Racine stérilise la sienne, que Hugo n'engendre que de médiocres disciples, Baudelaire a suscité une école où l'on trouve de très grands poètes. C'est qu'il n'était pas un aboutissement, mais un commencement." (Recherche active de la source, peut-être un Lagarde & Michard)


C'était différent, c'était même nouveau, c'était innovant, du jamais vu, une révolution, c'était plus rapide, plus fort, plus impressionnant, plus performant, à la pointe de ce qui se faisait de mieux, c'était beau.

C'était rassurant. Dans ce monde où, aujourd'hui, une des questions qui nous angoissent le plus est de savoir si tout a déjà été fait ou bien s'il y a encore de la place pour le nouveau. L'art est-il mort, voilà la question. Puisque l'art est le reflet de la condition humaine. Et lorsque l'on considère l'être humain, il est légitime de se demander si l'espoir est encore permis. Mais comme la plupart des films, de série z, blockbuster et parfois même d'auteur le montrent, la réponse est oui. Ce que l'on veut alors savoir, comprendre, c'est que si l'innovation est possible, quelle pourrait-elle être ? Après plusieurs millénaires d'histoire, n'est-il pas raisonnable de penser que tout a été fait? Lorsque l'on considère les merveilles, chef-d'oeuvres, pièces de maîtres réalisés, les genres et mouvements artistiques, la profusion, on s'interroge: y aura-t-il un jour un nouveau courant, comme ceux que l'on étudie ? Y aura-t-il un mouvement puissant qui brisera à nouveau les codes pour en proposer de nouveaux, qui inspirera à son tour toute une génération d'artiste ?

Il semblerait qu'il n'y aura plus jamais de courants à la manière des précédents. Les artistes inspirent et s'inspirent à foison, ils sont nombreux, ils pullulent presque. Alors surgit une nouvelle quête: qui est artiste, qui ne l'est pas ? (Entendez par là, par exemple: en cours, nous étions unanimes: Damien Hirst n'est qu'un trader, imposteur.)

jeudi 10 mai 2012

Naissance des Pieuvres

Tes cheveux se dénouent sur mon corps
comme une moisson de blé perdue
au détour d'un champ de rosée
dans un matin qui n'a pas de bords.


Tu cherches mes lèvres avec la soif
de quelqu'un qui a traversé le monde
pour aller voir la neige fondre
sur des sommets moins hauts qu'un baiser


Tu es vivante comme peut l'être
le cri d'un fruit qu'on mord.
En t'aimant, je prends tout l'or 
qui veille à l'entrée de la chair.


Lucien Becker



mardi 17 avril 2012

"La belle peinture est derrière nous"

J'aurais pu rester des jours devant, à la regarder. C'était exactement ça. Une porte qui ouvrait sur un gouffre sombre, sur un monde duquel on ne distinguait rien. Mais grâce au reflet de la vitre, dans l'encadrure, c'était moi que je voyais parmi ce noir. C'était l'homme seul face à ses interrogations, profondes ou insignifiantes. Et la réponse, c'est nous qui l'avons. L'art est là pour nous aider à y voir plus clair.









Where do I go ?

mardi 3 avril 2012

Révisions

Blue jeans 

White shirt
Walked into the room you know you made my eyes burn
It was like, James Dean –for sure
You so fresh to death & sick as ca-cancer
You were sorta punk rock, I grew up on hip hop
But you fit me better than my favorite sweater –and I know
That love is mean, and luv hurts
But I still remember that day we met in December –oh baby!


C'était la première fois que je me trouvais, que je me sentais belle. La première fois que je regardais mes cuisses sans honte, que je les trouvais chouettes, la première fois que je n'enviais plus rien à personne. C'est difficile de s'aimer, d'être fier de soi-même. Bien sûr, lorsque tu fais l'amour avec un garçon, tu supposes qu'il apprécie ton corps. Mais il y a ces interrogations auxquelles tu n'as pas le temps de trouver la réponse. Tu voudrais être le meilleur, qu'il n'y ait pas mieux ailleurs. Ca aussi, c'est compliqué.




I will love you till the end of time
I would wait 1,000,000 years
Promise you’ll remember that your mine
Baby can you see through the tears
Love you more
Than those bitches before
Say you’ll remember -oh baby- say you’ll remember
I will love you till the end of time
Fermer les yeux me suffisait à m’échapper loin, très loin. Pas dans un monde parallèle. Seulement ailleurs, ne serait-ce que quelques kilomètres plus loin, là où je n’avais à me soucier de concours, de travail. L’Erdre, du vin, des cigarettes. Rien d’original but who cares ? C’est ainsi que je me sens bien. Profiter du soleil, du vent, être certaine, sentir que j’existe, que je suis. Mon cœur bat, plus vite, je m’enivre de tout ce qu’il y a autour de moi, des gens, du soleil, de la ville. 
Big dreams
Gangster
Said you had to leave to start your life over
I was like – « no please » stay here
We don’t need no money we can make it all work
But he headed out on Sunday, said he’d come home Monday
I stayed up waitin, anticipatin and pacin but he was
Chasing paper
Caught up in the game-that was the last I heard
Et cette musique, à laquelle je dois de telles sensations, un tel sentiment. L’original ne me plaît pas. Mais ce remix, c’est du bonheur à l’état pur qu’il charrie. Le rythme lancinant, entraînant, plein d’espoir nous conduit à la voix envoûtante de cette mystérieuse femme qui me laisse tant indécise. Je méprise ses anneaux, ses faux ongles, je ne sais si j’aime ou non ce qu’elle chante mais sa ressemblance avec Natalie Portman me trouble, sa voix me transporte, elle est belle.  Ce remix change la donne. La musique insuffle l’énergie qui fait parfois cruellement défaut. Elle m’emmène là où je voudrais être. 
He went out every night
And baby that’s alright
I told you that no matter what you did I’d be by your side
Cause I’m a ride or die
Whether you fail or fly
Well shit at least you tried.
But when you walked out that door- a piece of me died
I told you I wanted more-but that not what I had in mind
I just want it like before
We were dancin all night
Then they took you away-stole you out of my life
You just need to remember….
That I will luv you till the end of time
I promise


Lana Del Rey - Blue Jeans (Moonlight Matters Remix)

Darius - Velour
Rollin Books - The Feel Rolls
Matias Aguayo - I don't smoke
Oliver - Walk with me





dimanche 25 mars 2012

Le pouvoir de la suggestion

Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent, muets et glacés.

Personne pire, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus!
Dieux!... tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus!

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n'était que vos pas. 



Paul Valéry, "Les Pas"




Turn me on


lundi 20 février 2012

Richard Kern

Et je regarde ces femmes, ces corps de femmes, ces jeunes femmes et leur corps. Et je les envie, je les admire. Il y a ces étendues de chair, de peau, ces cheveux, ces seins, ces doigts, ces yeux, doigts, lèvres, splendides. Longs, fins, ronds. Leurs cheveux qui reposent avec légèreté sur leur peau blanche. Ils s'étendent sans fin. Soyeux, brillants, sublimes. Leurs grands yeux sondent le ciel, leur interlocuteur. Elles savent, mais elles ont peur. Leurs jambes sont interminables, leurs courbes sont dessinées avec grâce et élégance. Elles sont une oeuvre d'art, une ode à la beauté. Elles ont ce doux sourire qui accepte tout, qui est à la fois force et faiblesse. Leurs cils battent, cachant, découvrant ces organes si fascinants que sont les yeux.


Julius Leblanc-Stewart, The Glade


Je me vois grande (haha). Allongée dans l'herbe, toujours, les hautes herbes. Le vent doux, encore et encore, mes cheveux, longs, partout. Tes yeux qui me parcourent toute entière, qui me découvrent, qui m'aiment sans me toucher. Je m'offre à eux. Je suis presque nue. La qualité de l'image, c'est celle tremblante des vieilles caméras de nos grands-parents. Je ne serai jamais grande.

Tindersticks - Cherry Blossoms Para One - Liege Pyramid - Trouble

vendredi 3 février 2012

Que me restait-il, à part le cinéma et les cigarettes ?

J'ai trouvé. Toujours Amsterdam. Et The Radio Department, I don't like it like this. Assimiler un sentiment d'apaisement de détente, de plaisir délicat. C'était dans Marie-AntoinetteIl y a cette herbe chaude et douce, ce léger vent qui souffle sur mon visage, le soleil est quelque part derrière les hauts cyprès, ifs et leurs joyeux amis. Un parfum de liberté. Sun is shining, Birds are singing, flowers are blowing and I am lying. Je peux y rester allongée une éternité, rien ne m'appelle, rien ne m'attend. Je n'appartiens qu'à moi seule et je suis moi, dans toute mon essence et mon existence. Dans ce jardin secret que l'on renferme tous avec précaution. Une soudaine impression d'y être, encore. De n'être jamais rentrée. Mais il ne fait pas bon vivre dans le passé, comme dirait l'autre. Aujourd'hui, aujourd'hui il fait froid et il reste moins de deux mois. 

Parfois, lorsque l'on pense à tout et à rien en même temps, il arrive de se sentir soudain hors de soi. Comme si l'on sortait de son propre corps pour se regarder, de l'extérieur. C'est particulier et le temps que l'on se rende compte de l'incongruité de l'impression, c'est déjà terminé. Mais ce n'est pas comme un rêve; on se souvient très bien d'avoir faire l'expérience de quelque chose d'important quant à soi-même. Est-ce cela, la transcendance ? Est-ce cela, l'âme ? 

Il y a dans La Solitudine dei numeri primi ce passage, lorsque Mattia revient. Alba Rohrwacher sort de sa douche, en serviette, Bette Davis Eyes retentit déjà. Lorsqu'il prononce son prénom, elle ne répond pas et court dans sa chambre, au diable la serviette, son corps est décharné et pourtant beau. Elle nous livre alors ce moment de grand art, celui d'enfiler des collants en très exactement onze secondes. Onze secondes. Une prouesse. Lorsque l'on est pressé, nos gestes se font plus inexacts, maladroits. Et elle enfile sa robe, trébuche, se maquille, se recoiffe, pour enfin lui ouvrir. La musique est forte, mais juste assez pour ne pas couvrir leurs voix. Elle ouvre, on ne le voit pas. Et c'est intensément magnifique, parce-que c'est l'instant dont ils rêvent chacun depuis des années. 


Edgar Maxence, La femme à l'orchidée



And she'll tease you, she'll unease you
All the better just to please you
She's precocious, and she knows just
What it takes to make a pro blush
She got Greta Garbo's stand off sighs, she's got Bette David eyes




mardi 17 janvier 2012

Je voudrais être Amstellodamoise

Après l'avoir écoutée à nouveau, je cherchai dans leurs précédents albums une chanson joyeuse. C'est alors que je réalisai qu'il n'y en avait aucune. Toutes sont empreintes d'une beauté mélancolique, romantique, parfois presque froide, parfois triste. Mais aucune trace de sourire.


Midnight City n'est pas gaie. Elle donne espoir, ce qui est tout aussi envoûtant. A la manière du synthé de Hey You, l'air lancinant électronique, le rythme aux résonances diablement eighties nous entraîne vers l'avant, hurlant que nous sommes vivants.

Stedelijk Museum

Two months and a half left

Il y a ces chansons, rattachées à des souvenirs qui nous remplirent un jour de joie, pour nous rendre malheureux le lendemain. Une joie si intense que la chute n'en fut que plus dévastatrice. Ces chansons que l'on ne peut plus écouter sans que cela ne nous plonge dans une profonde tristesse.  Jusqu'à ce que le temps fasse son effet, comme toujours. Et qu'il ne subsiste plus qu'une vague impression d'avoir ressenti un jour quelque chose de différent et de désagréable à cette écoute. 


Sébastien Tellier - L'amour et la violence (Allure rmx)


Brittany






lundi 2 janvier 2012

Janvier

Janvier. Janvier. Janvier. Plus que trois mois. Puis appelez-moi Icare (ah non, c'est vrai qu'il finit mal). Bref, bientôt la fin tant attendue. Et hurler "PARIS"!




Facing That





Us