Bien sûr tu as sommeil. Sauf que tu sais que lorsque tu te réveilleras, ce sera demain. Ce sera dimanche. Et dimanche, tu pars. Tu quittes à nouveau ce lieu qui t'est si cher. Pour un autre qui t'est fort agréable aussi. Mais pas autant, pas encore. Ici, c'est bien. Ici, c'est chez toi. Lorsque tu te réveilleras, tu ne profiteras pas de cette journée parce que tu ne penseras qu'au départ. Départ qui arrivera beaucoup trop vite. Qui te privera encore et pour longtemps de ce dont tu as réellement envie, besoin. Alors tu ne veux pas dormir, pour en profiter le plus possible. Mais cela ne change rien, et tu es toujours fatigué. Deux ou trois jours, c'est trop court.
Je ne veux pas partir.
Paul Kalkbrenner - Gebrünn Gebrünn
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